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Ne plus se planter
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Notion

Capsule

Une capsule de pavot : un fruit sec qui s’ouvre à maturité (déhiscent), ici par de petits pores, pour libérer ses graines. (Photo Ardfern, CC BY-SA 3.0.)
Une capsule de pavot : un fruit sec qui s’ouvre à maturité (déhiscent), ici par de petits pores, pour libérer ses graines. (Photo Ardfern, CC BY-SA 3.0.)

Ce que l’on croit souvent

Une capsule, on pense au médicament ou au bouchon de bouteille. En botanique, c’est un type de fruit sec qui s’ouvre à maturité pour libérer ses graines (le marron, le pavot).

La vraie définition botanique

En botanique, une capsule est, notamment, un type de fruit.

Schématiquement, nous pouvons regrouper les fruits, en fruits secs et en fruits charnus. Parmi les fruits secs, nous pouvons encore regrouper ceux-ci en fruits secs déhiscents (c’est-à-dire qui s’ouvrent à maturité) et fruits secs indéhiscents qui ne s’ouvrent pas à maturité et devant faire appel à différentes stratégies pour pouvoir permettre à la graine de germer.

Les capsules font partie de la première catégorie et sont donc considérées, chez les plantes à fleurs vraies (ou Angiospermes ou Magnoliophytes) comme un fruit sec déhiscent formé par un ovaire (dont le développement donnera le fruit) "à carpelles soudés en une cavité unique s’ouvrant pour libérer les graines" *.

L’ensemble des carpelles correspondant au terme de pistil utilisé dans le langage courant. Le terme de gynécée étant utilisé en botanique.

Parmi les nombreuses capsules produites par les plantes à fleurs, nous pouvons trouver :

  • La capsule verte entourant le marron (graine - et non fruit - non comestible) du marronnier d’Inde ;
  • La capsule septicide chez la Digitale pourpre ;
  • La capsule chez les Pensées comme, par exemple, Viola x wittrockiana ;
  • La capsule poricide chez le coquelicot ou le pavot somnifère.

Il existe de nombreuses autres capsules comme chez la Grande Chélidoine ou portant les noms spécifiques de siliques ou silicules comme chez les Brassicacées (famille où l’on retrouve les choux, la moutarde, les radis, la Monnaie du pape, etc.).

Ce ne sont là, bien sûr que quelques exemples.

* Dictionnaire illustré de Botanique, Alain Jouy & Bruno de Foucault, Biotope Editions.

Capsules vertes épineuses du marronnier s’ouvrant en trois valves
Autre capsule : celle du marron d’Inde, qui s’ouvre en trois valves pour libérer sa graine. (Photo Andrew Dunn, CC BY-SA 2.0.)

Pour aller plus loin.

Certaines capsules ne se contentent pas de s’ouvrir : elles dosent. Celle du pavot en est le modèle. À maturité, elle ne se fend pas ; elle perce, sous le rebord du disque qui la couronne, une couronne de petits pores. La capsule reste dressée au bout de sa longue tige, et les graines, minuscules, ne peuvent sortir que lorsque le vent fait osciller l’ensemble. Un coup de vent, une pincée de graines projetée à quelques mètres ; pas de vent, rien. C’est exactement le principe d’une salière - et un très bon calcul, puisque les graines ne partent que les jours où elles peuvent être emportées loin (voir Coquelicot).

À l’autre extrême, la capsule des orchidées pousse la logique du nombre jusqu’à l’absurde. Une seule capsule peut contenir des centaines de milliers de graines, parfois plus d’un million, chacune réduite à un embryon nu de quelques cellules dans une enveloppe transparente - une poussière, littéralement, que le moindre courant d’air emporte. Le prix de cette légèreté est qu’il n’y a plus de réserves : la graine ne peut germer que si elle rencontre le champignon qui la nourrira le temps qu’elle fabrique ses premières feuilles (voir Champignon). Un million de billets pour une loterie où presque tous perdent.

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