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Ne plus se planter

Le blog

Pour aller plus loin : histoires de noms, confusions célèbres et portraits d’espèces.

Oliviers et vignes derrière des murets de pierre sèche, dans la région de Coimbra, au Portugal. C’est dans ces campagnes qu’on faisait appel au sourcier pour choisir où creuser un puits. (Photo Manuel Ferreira.)
erreurs courantes

La baguette du sourcier trouve-t-elle l’eau ?

Une branche fourchue tenue à deux mains, qui plonge brusquement vers le sol : l’eau est là. Noisetier ou olivier, le bois change, le geste reste. Depuis près de cinq siècles, on se demande si la baguette dit vrai. La réponse est ancienne, et la botanique n’y a aucune part.

Au milieu d’arbres en pleine santé, un jeune orme dont les feuilles ont bruni sur les branches, en plein été : le signe de la graphiose. (Photo Beentree, Pologne, CC BY-SA 4.0.)
focus espece

L’orme a-t-il disparu ?

Il ombrageait les places de village, bordait les routes, donnait son nom aux lieux-dits. En quelques décennies, les grands ormes se sont effacés du paysage. On dit volontiers que l’orme a disparu. Ce n’est pas tout à fait vrai - et ce qui l’a abattu n’était pas hollandais.

À gauche, la sensitive de jour, folioles étalées. À droite, la même plante le soir : chaque foliole s’est repliée contre sa voisine. Aucune main ne l’a touchée - c’est la nuit qui vient. (Photos Bluemoose, CC BY-SA 3.0.)
botanique

Les plantes dorment-elles ?

À la tombée du jour, le trèfle replie ses folioles, l’oxalis referme les siennes, le haricot laisse pendre ses feuilles. On appelle cela le sommeil des plantes. Ce n’en est pas - mais en cherchant à comprendre ce mouvement, un astronome français a découvert, en 1729, que le vivant porte une horloge.

Rameaux d’if chargés d’arilles rouges ouverts, laissant voir au centre la graine sombre. (Photo Nefronus, CC BY-SA 4.0.)
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Pourquoi ce que nous aimons est une arme

L’amertume du café, l’âpreté du thé, le parfum du girofle : presque tout ce que nous recherchons dans une plante a été mis au point contre quelqu’un. Et comme une plante n’a intérêt à être mangée qu’à un seul endroit, notre alimentation n’est rien d’autre que la carte de ses rares ouvertures.

Fleurs de lis martagon, anthères et style pendant sous les tépales retroussés : l’espèce dans laquelle la double fécondation fut observée pour la première fois, en 1898. (Photo Uoaei1, CC BY-SA 4.0.)
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La fleur féconde deux fois

Chez les plantes à fleurs, le pollen n’apporte pas un gamète mâle mais deux, et les deux servent : l’un fait l’embryon, l’autre fait ses provisions. Cette seconde fécondation, découverte en 1898, produit le tissu dont l’humanité tire le plus clair de sa nourriture.

Rameau de frêne en fleurs contre le ciel : des touffes pourpre-noir à chaque nœud, sur un bois encore entièrement nu. (Photo Didier Descouens, Muséum de Toulouse, CC BY-SA 4.0.)
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Le frêne a-t-il trois sexes ?

Dans les populations de frêne commun coexistent des pieds mâles, des pieds femelles et des hermaphrodites. Trois sexes, donc - sauf que les travaux les plus récents montrent qu’ils n’en font fonctionnellement que deux.

Gousses de fève mûres, larges et pendantes, sur le plant. (Photo Josef Schlaghecken, CC BY-SA 4.0.)
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La fève et le favisme : quand une maladie porte le nom d’une plante

La fève est un légume ordinaire du pourtour méditerranéen. Pour quelques centaines de millions de personnes, elle est pourtant dangereuse - et la raison de cette rencontre entre une plante et un gène remonte au paludisme.

Houx commun (Ilex aquifolium) aux feuilles épineuses et fruits rouges
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Houx ou pas Houx ?

Ces deux plantes portent le même nom vernaculaire, pourtant elles n'ont presque rien en commun. L'une est un Ilex dicotylédone, l'autre un Ruscus monocotylédone avec des tiges modifiées en cladodes.