Le blog
Pour aller plus loin : histoires de noms, confusions célèbres et portraits d’espèces.

La baguette du sourcier trouve-t-elle l’eau ?
Une branche fourchue tenue à deux mains, qui plonge brusquement vers le sol : l’eau est là. Noisetier ou olivier, le bois change, le geste reste. Depuis près de cinq siècles, on se demande si la baguette dit vrai. La réponse est ancienne, et la botanique n’y a aucune part.

L’orme a-t-il disparu ?
Il ombrageait les places de village, bordait les routes, donnait son nom aux lieux-dits. En quelques décennies, les grands ormes se sont effacés du paysage. On dit volontiers que l’orme a disparu. Ce n’est pas tout à fait vrai - et ce qui l’a abattu n’était pas hollandais.

Les plantes dorment-elles ?
À la tombée du jour, le trèfle replie ses folioles, l’oxalis referme les siennes, le haricot laisse pendre ses feuilles. On appelle cela le sommeil des plantes. Ce n’en est pas - mais en cherchant à comprendre ce mouvement, un astronome français a découvert, en 1729, que le vivant porte une horloge.

Pourquoi ce que nous aimons est une arme
L’amertume du café, l’âpreté du thé, le parfum du girofle : presque tout ce que nous recherchons dans une plante a été mis au point contre quelqu’un. Et comme une plante n’a intérêt à être mangée qu’à un seul endroit, notre alimentation n’est rien d’autre que la carte de ses rares ouvertures.

La fleur féconde deux fois
Chez les plantes à fleurs, le pollen n’apporte pas un gamète mâle mais deux, et les deux servent : l’un fait l’embryon, l’autre fait ses provisions. Cette seconde fécondation, découverte en 1898, produit le tissu dont l’humanité tire le plus clair de sa nourriture.

Le frêne a-t-il trois sexes ?
Dans les populations de frêne commun coexistent des pieds mâles, des pieds femelles et des hermaphrodites. Trois sexes, donc - sauf que les travaux les plus récents montrent qu’ils n’en font fonctionnellement que deux.

La fève et le favisme : quand une maladie porte le nom d’une plante
La fève est un légume ordinaire du pourtour méditerranéen. Pour quelques centaines de millions de personnes, elle est pourtant dangereuse - et la raison de cette rencontre entre une plante et un gène remonte au paludisme.

Houx ou pas Houx ?
Ces deux plantes portent le même nom vernaculaire, pourtant elles n'ont presque rien en commun. L'une est un Ilex dicotylédone, l'autre un Ruscus monocotylédone avec des tiges modifiées en cladodes.